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samedi 11 juillet 2009

POUR UNE FRATERNITE ACTIVE ENTRE ISRAELIENS (MEME DE JUDEE ET SAMARIE) ET JUIFS DE DIASPORA


Réponse à l'Ancien Grand Rabbin de France, René-Samuel SIRAT


Publié dans le journal Actualité Juive, Journal des communautés juives de France



Par Meyer Dadi


Dans la rubrique courrier, sous le titre : Pour une fraternité active entre religieux et laïcs, l'Ancien Grand Rabbin de France (G.R.F.) René-Samuel SIRAT est tout à fait dans son rôle quand dans notre journal ACTU J du 02 juillet, il prêche pour une fraternité active entre religieux et laïcs à propos de l'affaire du parking à Jérusalem et en appelle au dialogue et la tolérance.


Par contre, il n'est plus du tout dans son rôle quand il prend une position politique et affirme de façon péremptoire qu'il est « indispensable de démanteler les points d'implantation en Judée-Samarie, d'y arrêter toute construction d'infrastructure, même en vue de leur développement naturel »


Je me permets humblement de rappeler à l'Ancien G.R.F que ce titre lui donne le droit et le devoir de défendre le judaïsme et les juifs partout dans le monde et de représenter les Juifs de France vis-à-vis des Autorités. En aucun cas il ne doit faire de politique, mis à part la question du partage de Jérusalem, qui est la centralité du peuple juif et à ce titre comme chaque juif il peut faire connaître son opinion (que je serais curieux de connaître). Pour le reste, les Israëliens sont majeurs et sont seuls a pouvoir décider de l'avenir des implantations. Même quand on n'est plus en fonction, surtout quand on signe avec son titre, on engage les Juifs de France vis-à-vis des Autorités. D'autant plus qu'il s'agit d'un sujet brûlant d'actualité et que le Président Sarkosy aligné avec l'Europe sur la politique d'Obama s'opposent au gouvernement israëlien sur ce point.


Israël essaye de faire valoir les accords verbaux passés entre G. Bush et A. Sharon. Hilary Clinton veut faire croire au monde qu'il n'y a pas eu d'accord parce qu'il n'y a pas de trace écrite : Il est tellement plus simple de poser la question à G. Bush, qui lui n'est pas dans le coma et est certainement joignable. Si on ne l'a pas fait c'est qu'on connaissait la réponse.


En affichant son point de vue politique en tant qu'Ancien G.R.F., il hurle donc avec les loups contre Israël et engage la communauté vis-à-vis des Autorités : c'est un abus de titre scandaleux. J'ai le souvenir, il y a de nombreuses années d'un article paru dans le Nouvel Observateur où l'Ancien G.R.F. donnait également son point de vue politique sur le conflit israëlo-palestinien et l'arrière-goût que j'en ai gardé est le même que j'ai aujourd'hui.


L'Ancien G.R.F. se rappelle-t-il le drame de l'évacuation des 8000 habitants du Goush Katif ? Imagine-t-il le nombre de personnes vivant encore dans des caravanes, sans travail, le nombre de suicides, de divorces, de familles brisées, séparées, de dépressions parmi ces sacrifiés à « l'intérêt national», alors qu'ils s'étaient installés sur des terres incultes pour ce même intérêt national ?


L'Ancien G.R.F. a-t-il imaginé un instant les conséquences d'une évacuation de près de 300 000 personnes installées en Judée et Samarie depuis des dizaines d'années dans l'intérêt national de l'époque ?


Alors que pour l'Ancien G.R.F il s'agit d'une évolution indispensable, moi je n'ose imaginer cette hypothèse. Je prie D. pour qu'Il éclaire les dirigeants israëliens dans leurs choix et je préfère de loin qu'Israël déplaise aux Américains et au reste du monde et que le peuple reste uni, plutôt que de risquer, D. nous en préserve, une guerre civile entre juifs avec de toute façon la persistance du conflit avec les Palestiniens, puisque le vrai problème depuis toujours, et Natanyaou l'a bien compris, c'est la non reconnaissance par les Palestiniens d'ISRAEL comme état juif.



Meyer DADI

lundi 6 juillet 2009

LETTRE OUVERTE à Monsieur Le PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE


PETIT A PETIT TOMBE LE MASQUE !




Monsieur le Président,

Vous avez déclenché un véritable Tsunami sur Israël et sur ses amis : Devant Netanyahu et son entourage vous avez, d’après ce que rapportent les témoins présents, donné des ordres à un premier Ministre en exercice d’un Etat souverain , dit votre « ami » :

- Débarrassez-vous de votre ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman,
- Remplacez-le par Mme Tsipi Livni,
- Gel total de la « colonisation »…sans attendre !

Une injonction plus impérative que celle de B. Obama !

N’est-ce pas là en effet le langage d’un Suzerain à son Vassal ? Imaginez notre Président Shimon Pérès vous demandant d’écarter Bernard Kouchner, ou à Obama d’écarter Hillary Clinton !

Ou alors peut-être est-ce la mise en route du processus qui consisterait à fermer la fameuse « parenthèse de l’Histoire », évoquée par l’un de vos pairs dans vos Palais, il y a quelques années, prophétisant la fin des soixante ans d’existence de l’Etat d’Israël !

La réaction indignée des médias israéliens ne s’est pas fait attendre. Leurs titres sont évocateurs :

« Ingérence inacceptable…inadmissible…grossière…asymétrique…propos inquisiteurs…ne le concerne pas… », et, j’en passe…

Que le profil de Lieberman et certains de ses écarts de langage ne plaisent pas, je le consens, mais on doit juger un ministre sur son programme, sa mise en œuvre et son action.

D’où la nécessaire obligation de le recevoir et de discuter sur ses vues et ses projets. Il semble que vous l’avez considéré comme « persona non grata » en évitant un contact direct. Pour ne pas déplaire aux ennemis d’Israël ? Ou bien pour ne pas entrer en compétition avec son parler vrai et direct sans langue de bois?

Vous avez bien reçu, sans état d’âme, en grande pompe, des dictateurs sanguinaires tels le lybien Kadhafi et le syrien Assad…

En le recevant vous-même, Lieberman aurait pu vous dire qu’il n’aime pas les slogans, les clichés et formules toutes faites : Occupation, Implantation, la Paix contre les Territoires, une Solution à deux Etats.

Ses mots préférés ; la Sécurité (pour Israël), avec une Economie forte (pour les Palestiniens), et la Stabilité (pour tous). Il aurait pu vous expliquer que depuis 1978, Israël a cédé des territoires représentant trois fois la superficie du pays. Il vous aurait certainement posé la question : Quelle était la situation avant 1948 et 1957 : avions-nous la paix, était-ce le paradis ici ?

Après avoir bien étudié son programme et ses interviews, et compte tenu de la déliquescence des hommes politiques en place, je lui ai accordé mon suffrage : mon bulletin de vote vaut bien celui que je vous avais accordé pour votre élection à la présidence de la République…

Monsieur le Président, soyez assuré de ma haute considération.

André MOISAN, Ingén. Retraité (ICAM 42 et SUPELEC 44), catholique pratiquant, vivant en Israël depuis plus de 16 ans, double nationalité. Email : andre_1921@yahoo.fr TEL AVIV le 1/07/09.

mercredi 10 juin 2009

Léo Peeters, consul général de Belgique à Jérusalem, seul « diplomate squatter » de la planète

Un curieux imbroglio juridique et diplomatique va-t-il provoquer une nouvelle crise entre Israël et la Belgique ?

Lorsque vous vous promenez dans Jérusalem, allez donc voir au 21 rue Balfour dans le quartier de Talpioth la Villa Salameh, un magnifique hôtel particulier des années 30, peut-être, selon les connaisseurs, le plus bel immeuble de la Jérusalem moderne.

Cette villa appartenait avant la création d’Israël à un riche homme d’affaire palestinien Constantin Salameh. Lors de la guerre d’indépendance de 1948, Salameh avait quitté Israël pour aller se réfugier au Liban. Quelques années plus tard, il avait décidé de louer sa villa au consulat général de Belgique qui lui a régulièrement versé des loyers.

Mais dans les années 2000, à la suite d’une longue négociation, constantin Salameh a vendu sa villa à un autre homme d’affaire israélien David Sofer.

Depuis les autorités Belges ont arrêté de payer tout loyer au nouveau propriétaire au motif que la présence israélienne à Jérusalem serait illégale au regard du droit international. On croit rêver, on pense avoir à faire à une mauvaise histoire Belge, mais depuis l’affaire n’a fait que s’envenimer.

Pourtant, ce litige ne relève que du droit civil. Mais les Belges continuent d’affirmer qu’ils ne paieront que le jour où la question de Jérusalem aura été définitivement réglée par un accord international et lorsque tous les palestiniens ayant été spoliés depuis soixante ans auront été indemnisés. Le nouveau propriétaire David Sofer réclame maintenant plus de deux millions et demi d’euros d’arriérés. Un tribunal israélien doit dans quinze jours statuer sur cette demande. Mais le ministre belge des affaires étrangères lui-même a fait savoir qu’aucun représentant Belge ne se présenterait devant la justice israélienne.

Cette attitude très ferme, très courageuse des autorités belges est en outre très économique, puisque depuis maintenant des années le consul de Belgique a Jérusalem est logé gratuitement. Il ne paye plus de loyer ni à l’ancien propriétaire, ni au nouveau. Léo Peeters, le consul général, est probablement le seul squatter diplomate de toute la planète.

Clément Weill-Raynal

Chronique sur RCJ du 18 mai 2009

jeudi 4 juin 2009

Nous sommes tous des sionistes européens


Portez ce badge le 7 juin 2009 pour aller voter aux européennes et dire non à la liste antisioniste de Dieudonné.







Avec le publicitaire Franck Tapiro nous avons mis au point une campagne destinée à sensibiliser l'opinion publique sur le danger que Dieudonné représente pour la démocratie et à montrer que les juifs et les amis d'Israël et de la démocratie (quelque soit leur obédience politique) n'acceptent pas cette liste qui sous un faux nez cache un réel antisémitisme. Le droit de critiquer l'Etat d'Israël est évident, il en est tout autre de la négation de son existence et de l'appel à sa destruction.



Nous avons mis en ligne sur Facebook un « évènement » pour appeler les électeurs à porter ce badge le 7 juin, jour des élections européennes. Vous pouvez le télécharger et l'imprimer (format 13X18).



Vous trouverez également en pièce jointe un facsimilé du bulletin de vote en faveur d'Hitler des élections « démocratiques » de 1938. Imprimez une dizaine de ces bulletins (format 13X18) et posez-les à côté de la pile de bulletins de la « liste antisioniste ». Vous rappellerez ainsi comment la démocratie peut aussi enfanter des démons.



Si vous n'aviez pas prévu d'aller voter, il est tant de changer d'avis !


En vous rendant aux urnes vous serez celle ou celui qui aura empêché Dieudonné d'atteindre les 3% des suffrages exprimés. Et si, du coup, il n'est pas remboursé de ces dépenses de campagne, alors ce sera parfait !




Nous comptons sur vous tous !




Alex Moïse








A faire circuler...A faire circuler...A faire circule


samedi 23 mai 2009

Pétition contre la nomination de MarwanBarghouti comme citoyen d'honneur d'Ivry surSeine (94)


La ville communiste d'Ivry/Seine (94), à l'initiative du groupe des verts, a décidé de faire du terroriste palestinien Marwane BARGHOUTI, le Citoyen d'Honneur de la Ville.

Une cérémonie sera donnée en son honneur le 28 Mai 2009 à la Mairie, en présence de la femme de Barghouti et de la représentante de la Palestine en France.

Les élus de la ville d'Ivry demandent en outre la libération de Barghouti.

Cette décision du Conseil municipal est apparue comme une véritable provocation pour la communauté juive, les amis d’Israël et les véritables partisans de la paix au Proche-Orient.

Notre protestation est d’autant plus vive que chacun sait que Marouane Barghouti a été jugé et condamné en Israël pour plusieurs crimes de sang délibérément commis sur des civils, crimes qu’aucune cause ne saurait justifier.

Il purge une peine de 5 fois à pérpétuité, et il n'a jamais déclarer regretter ses actes.

Cette décision est vécue par la communauté juive d’Ivry/Seine comme une provocation, de nature par ailleurs à attiser fortement les tensions intercommunautaires dans la ville et le département.

Le Comité signataire de la présente a été interpellé par ses coreligionnaires, citoyens de confession israélite de la ville, mais aussi par de nombreux non-juifs amis d’Israël et opposés à la violence : ils redoutent que le fossé creusé entre les différentes composantes de la population de la cité – mais aussi du département – ne s’élargisse encore et ne donne lieu a des troubles.

Pour donner forme à ces oppositions à la décision du Conseil municipal nous avons établi cette pétition que nous vous demandons de signer en grand nombre.

Merci pour de faire passer le line vers la pétition, qui sera envoyée à la Mairie d'Ivry/Seine, mais aussi au Préfet du Val de Marne, au parti communiste et au Ministère de l'Interieur.

SIGNEZ LA PETITION:
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=4263

vendredi 1 décembre 2006

Elie Barnavi, La France et Israël. Une affaire passionnelle



Elie Barnavi et
Luc Rosenzweig, La France et Israël. Une affaire passionnelle, Paris : Perrin, septembre 2002



Site francophone, souvent porté sur Israël et le monde juif, même si pas uniquement, il nous fallait étudier et rendre compte de la parole de certains privilégiés de cette relation franco – israélienne, tel Elie Barnavi.



Ambassadeur d'Israël en France de décembre 2000 à octobre 2002, celui-ci revient sur son parcours pendant deux ans, et accompagné par Luc Rosenzweig - journaliste à Libération puis au Monde - il pose un regard d'historien, et de professionnel sur les relations entre Israël et la France pendant ces deux années difficiles. Même s'il ne s'interdit pas quelques mobilisations de l'histoire afin de mieux comprendre certains situations, il ne s'agit pas d'un livre d'histoire mais plutôt d'expérience. Et de l'expérience, Monsieur Barnavi en a!
Et il l'exprime mieux à l'écrit qu'à l'oral, surtout à la télévision, où, à mon sens, l'historien - ambassadeur est un peu mou, alors qu'il faudrait parler plus vite, être plus agressif et plus vivant. Dans son livre, en tout cas, il revient précisément sur plusieurs affaires et relations avec l'Elysée ou Matignon. Des remontrances de Jacques
Chirac
envers Ehud Barak, aux dîners élyséens, où selon
Jean Marie Colombani1 on emmetrait l'éventualité de la disparition d'Israël dans l'entourage de Jacques Chirac, sans trop d'état d'âmes, les anecdotes sont nombreuses et intéressantes. En ce sens, ce livre est avant tout un témoignage.



Mais la connaissance de l'histoire, tout comme de la politique, par le Professeur de l'Occident moderne à l'université de Tel Aviv, lui permet aussi d'analyser le caractère de certaines figures historiques, ou d'analyser les tournants idéologiques en France comme en Israël. Ainsi, nous livre – t – il sa vision de Sharon, mais aussi de Shimon Pérès. Il est intéressant de revenir sur celle de Sharon. Selon Barnavi, il serait pessimiste à court terme, face à des peuples arabes, qui, selon lui, modifieraient les formes de leurs luttes, mais n'accepteraient en réalité toujours pas la présence d'Israël et dont l'objectif resterait, au fond, le même qu'en 1948 : «Jeter les juifs à la mer».
Mais à long terme, Sharon aurait confiance en la capacité de l'occident, même de l'Europe, à «prendre conscience des dangers que recèle un monde arabe incapable de sauter sur le coche de la modernité et travaillé par la passion mortifère de l'intégrisme terroriste» (c'est Barnavi qui traduit ce qu'il croît comprendre de Sharon, la citation est donc celle de Barnavi). En historien, Barnavi revient aussi sur les relations franco – israéliennes dans l'histoire, et notamment sur celles des travaillistes israéliens et des socialistes français. Le double mouvement me paraît tout à fait pertinent. D'un côté, des travaillistes en perte de pouvoir en Israël, depuis le tournant de 1977 et la victoire historique de la droite, de l'autre une modification idéologique des socialistes français, marquée par la formation d'un Parti socialiste accueillant en son sein des formations gauchistes ayant toujours été hostiles à Israël, remplaçant la vieille SFIO de Guy Mollet, des vieux amis d'une autre génération. On pourrait même, à mon sens, creuser l'évolution idéologique et politique, presque inverse, des deux formations.



Mais si Barnavi est finalement bien meilleur dans ses livres que sur les plateaux de télévision, c'est qu'ils n'hésitent pas à remettre la vérité à sa place, sous la forme de petites boutades. Ainsi lorsqu'il commente le caillassage de Lionel Jospin en Judée Samarie, lorsqu'il s'adressa aux Arabes pour leur recommander d'arrêter de soutenir des mouvements comme le Hamas ou le Hezbollah. Lionel Jospin se faisait alors l'écho d'une vieille tradition socialiste, celle justement d'une autre génération, aujourd'hui politiquement et médiatiquement disparue, et que j'aimerais tant voir renaître. Et face au manque de soutien et aux risques de l'affaire, il en revînt à une position plus consensuelle envers les Arabes. Il fît bouche cousue. Mais, précise Barnavi, qu'avait-il dit de si méchant?
Que le Hezbollah était une organisation terroriste? Et alors, ça ne l'est pas?



Un livre intéressant, rapide et facile à lire, que nous vous conseillons.



Gad.




1 Jean-Marie Colombani, Tous Américains? Le monde
après le 11 septembre 2001, Fayard, 2002